Epilogue
Voilà quelques jours que nous avons de nouveau posé le pied sur le sol français. La tête, quant à elle, est encore dans les nuages, embrumée et confuse comme aux premières minutes de l'éveil d'un sommeil profond, où rêve et réalité s'entremêlent sans encore pouvoir se distinguer. Dans la chaleur du cocon familial, nous émergeons petit à petit, avec l'impression de reprendre le cours normal des choses après une mystérieuse parenthèse. On douterait presque que cette année qui vient de s'écouler a réellement existé. Ce sentiment est alimenté par un ressenti paradoxal entre notre absence, qui nous paraît assez courte, et nos souvenirs de Guyane ou du Brésil, qui nous semblent remonter à des années.
Heureusement, quelques milliers de photos qui attendent d'être triées sont là pour témoigner, et faire ressurgir des paysages, des instants de vie et des émotions que nous avions déjà oubliés. Le recul nous manque encore pour apprécier dans sa globalité cette expérience incroyable. A chaud, il faut avouer que les mots manquent pour décrire ce que ces 303 jours de voyage nous ont apportés. Et la meilleure succession de superlatifs ne suffirait pas à nos yeux pour retranscrire ce que nous avons vécu au cours de ces 46 000 km de voyage.
Évidemment, nous ne pouvons évoquer cette expédition sans notre fidèle destrier, le meilleur camion du monde, notre Baluchon. Malgré quelques petites galères et son âge vénérable, il a réussi sa mission au-delà de nos espérances, par-delà les déserts de sable, les pistes boueuses et les cimes enneigées. Robuste, résilient et confortable, c'est en grande partie grâce à lui si notre voyage est une telle réussite. Plus que notre véhicule, c'était notre maison, notre foyer. La seule chose immuable dans ce voyage perpétuel. Où que tu sois désormais, profites-bien de ta retraite équatorienne Baluch', car tu l'as rudement bien méritée.
Il nous reste à remercier du fond du cœur toutes les personnes qui nous ont permis de réaliser ce rêve un peu fou, qui nous ont soutenus, encouragés et aidés dans la préparation et pendant toute la durée du voyage. Merci à celles et ceux, anonymes, rencontres éphémères ou nouveaux amis, rencontrés sur la route et qui ont rendu cette expérience unique, inoubliable et qui nous marquera jusqu'à la fin de nos jours.
Sniff sniff Baluch ! Bon retour à vous ! Bisous
RépondreSupprimerMerci à vous deux de nous avoir permis de voyager aussi à travers toutes ces belles
RépondreSupprimerphotos et agréables commentaires. Bravo