Marais de Kaw et Cacao

Vendredi 28 juillet, après plusieurs jours à tourner un peu en rond autour de Cayenne, nous avons enfin pris la route vers l'Est. En chemin, nous avons fait une halte pour visiter la Réserve de Kaw-Roura samedi. Départ en pirogue à 14h avec TIGDILO pour le bourg de Kaw (lieu de tournage de la série « Guyane ») et la Maison de la Réserve, puis nous remontons la rivière sur une vingtaine de kilomètres à travers les savanes inondées et la forêt marécageuse. Le temps est idéal et nous faisons quelques belles observations malgré la vitesse de la pirogue. Après une pause apéro pique-nique dans la forêt, nous entamons le retour à la tombée de la nuit pour observer les caïmans. Évidemment nous avons oublié nos frontales, ce qui complique un peu les choses. Malgré les talents de notre guide pour dénicher les animaux au milieu des herbes, nous n'en verrons qu'une dizaine en plus de deux heures, et principalement des petits. Nous sommes un peu déçus. 









Le lendemain nous nous dirigeons vers le village de Cacao pour son marché hebdomadaire très réputé. C’est justement parce que nous voulions le faire qu'il a fallu patienter quelques jours à Cayenne et ses alentours. Cacao est un village peuplé de Hmongs, des Laotiens arrivés dans les années 1960. L'Etat leur a donné des terres de forêt vallonnées pour qu'ils les cultivent. Résultat, ils sont aujourd’hui les principaux producteurs de fruits et légumes de Guyane. On s'attendait donc à un gros marché aux étals colorés et odorants. On a trouvé un petit marché où les grandes tables bondées de métros/touristes des snacks (certes asiatiques) ont largement pris le pas sur les quelques stands primeurs. On s'est consolés avec la démonstration du potier de Cacao, figure pittoresque du village, et le musée des insectes et sa volière à papillons.




 Nous sommes maintenant à Saint Georges de l'Oyapock, village frontalier avec le Brésil qui nous tend les bras depuis l'autre rive de l'Oyapock. On s'y croirait d'ailleurs presque quand on écoute les gens parler autour de nous.  Après avoir consulté plusieurs sources officielles, nous devrions nous lancer à l'assaut du géant de l’Amérique latine dans les prochaines 24 à 48h. Nos hésitations et notre appréhension se résument en un acronyme : BR156.

Unique route pour rejoindre les rives de l'Amazone, elle comporte une portion d'une centaine de kilomètres encore non goudronnée devenant impraticable à la saison des pluies. Celle-ci est sensée être terminée depuis un mois, et les bus arrivent désormais à l'heure, ce qui est bon signe. Pour ceux qui auraient la bonne idée de taper « BR156 » sur Internet, merci de bien regarder la période de l’année à laquelle la photo/vidéo a été prise avant de contacter le Ministère des Affaires Étrangères. A bon entendeur, salut !










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