Transamazonienne : le vrai road-trip commence

Traversant l'Amazonie sur plusieurs milliers de kilomètres, la BR230 dite «  Transamazonica » est considérée par certains comme une route mythique, au même titre que la Route 66 aux États-Unis (mais dans un tout autre genre). Idéale pour lancer notre voyage sur la route (« road-trip »). Nous avons parcouru une petite partie de la Transamazonienne (800 km quand-même), alternant piste accidentée et bitume flambant neuf (quand il ne s'est pas effondré). La présence inattendue (voire même inespérée) de cet asphalte sur une bonne partie de notre trajet nous a permis de rallier Marabá en 2 jours, au lieu des 3 à 4 prévus initialement. 
Samedi 12 août, nous nous sommes donc lancés, un peu dans l'inconnu (mais juste un peu), sur la piste rouge (non ce n'est pas du ski, suivez un peu) à la sortie de Rurópolis, le soleil levant en ligne de mire. Les premiers kilomètres confirment l'impression que nous avons depuis quelques jours : la saison sèche est bien installée dans la région. La piste est desséchée, aride. Conséquence directe, chaque véhicule soulève un nuage de poussière dense qui gêne la visibilité. De toute façon nous ne dépassons guère les 40 km/h car les cailloux, les trous et les crevasses jalonnent la piste. Entre les motos, les 4x4 et les camions en tous genres, nous sommes loin d’être seuls.








Il nous faudra plus de 6h pour faire 240 km, en tournant toutes les heures pour éviter une trop grande fatigue, avant 2 heures de goudron salvateur. Voilà quelques photos de l’étendue des dégâts à notre arrivée à Altamira. Et encore, vous ne verrez pas nos habits, la moustiquaire, le drap-housse ou la barbe de Jéjé. Le Brésilien étant très soucieux de son apparence et de celle de sa voiture, inutile de vous dire qu'on a fait une arrivée remarquée sur la promenade d’Altamira.




Scénario inversé le lendemain avec la journée sur le bitume (à l’exception des ponts en bois) et 2 heures de piste cassante en fin de journée, ce qui nous a valu d'arriver à Marabá à la nuit tombée.
Après ces 2 jours éprouvants, nous avons levé le pied à Marabá et pris le temps d'un nettoyage en profondeur de Baluchon, intérieur comme extérieur. On pensait avoir le fleuve pour nous tous seuls mais on est tombé sur un coin apparemment réputé pour laver sa voiture. On était donc immergé dans l'ambiance locale, comme tout au long de la Transamazonienne, où nous sommes apparemment les seuls touristes à passer dans cette région. Le pompiste d’une station de Marabá n'avait d'ailleurs jamais vu de carte de crédit étrangère.



Ce périple nous aura permis d'apprendre à nos dépends qu'Amazonie ne signifie pas (ou plus) forcément forêt amazonienne. Celle-ci à presque complètement disparue sur la portion que nous avons traversée, à l'exception de quelques zones protégées et réserves amérindiennes. Les étendues ouvertes et les pâturages se sont imposés sur les collines et le temps est fatalement devenu plus sec. 


Nous sommes maintenant sur la côte Est du Brésil, à près de mille kilomètres de notre sortie de la Transamazonica. Ambiance sable blanc et cocotiers, et forcément les premiers touristes pointent leur nez. On clôt le chapitre amazonien de notre voyage mais on y laisse un marque-page. On ne sait jamais ...

Commentaires

  1. Houlala quelle aventure!!!
    😙

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  2. C'est vraiment l'aventure ! Profitez bien de cette superbe expérience et surtout de tous les beaux paysages... C'est super de pouvoir avoir de vos nouvelles et de suivre votre périple ! Je vous fais de gros bisous en espérant que la suite soit plus tranquille haha

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