Brésil, tudo bem
Dernière page du chapitre brésilien de notre voyage, voici comme pour la Guyane un petit bilan de notre expérience.
Plus grand pays d'Amérique latine, plus grand fleuve du monde, plus grand marais d'eau douce du monde... le Brésil est un pays de superlatifs et le traverser nécessite de changer d'échelle. De la BR156 à la BR469, nous avons tiré le maximum de notre visa de 3 mois pour extraire l'essentiel du pays au bois de braise.
De la remontée du mythique fleuve Amazone aux vertigineuses chutes d'Iguaçu en passant par la mystique Salvador da Bahia, la superbe Rio de Janeiro et la surprenante Brasilia, notre expérience au Brésil a été une découverte permanente ponctuée d'une impression de ne pas toujours réaliser où l'on était.
Le Brésil est un adolescent. Parfois plein de vitalité, parfois apathique, un potentiel énorme encore gaspillé par les soucis liés à une poussée de croissance trop brusque et une certaine immaturité. Pour le voyageur féru de nature, d'architecture, d'Histoire ou de plages de sable blanc, cela reste une destination incontournable.
Nombre de jours passés : 90
Nombre de kilomètres parcourus : 14 571
Ce qu'on a aimé :
- Oi amigo ! Je te passe le relai. J'en peux plus, ils m'ont ravagé.
Nombre de jours passés : 90
Nombre de kilomètres parcourus : 14 571
Ce qu'on a aimé :
- La gentillesse des Brésiliens, toujours prêts à rendre service. Quand ils vous accueillent chez eux, vous faites partie de la famille. Serviabilité et décontraction, y compris la police civile et militaire dont le regard inquisiteur s'efface toujours derrière un large sourire et une poignée de main (l'autre tenant le revolver ou le fusil à pompe) une fois qu'ils découvrent d’où on vient et où on va.
- La diversité et l'originalité des snack sur le pouce : pastel, tapioca, empada, pé de moleque, bolo do estudantes… Très bons mais très gras et lourds. Avec modération !
- La variété des fruits même en jus ou en parfum de glaces : pinha, graviola, cupuaçu, coco, cacao, canne à sucre, acérola… Mention spéciale pour le jus de canne à sucre fraîchement pressé.
- La qualité des stations services, innombrables, souvent bien équipées avec WC, douches, resto, wi-fi, sur les grands axes comme sur les petites routes. On craignait de tomber en panne d'essence, aucun risque !
- Les grands espaces. Mentions spéciales pour la Chapada Diamantina, le parc national de Lençois Maranheses et les chutes d'Iguaçu.
- Les Brésiliens ne se vexent pas et n'insistent pas en cas de refus, du coup, ce n'est pas fatiguant d'avoir des vendeurs de rue qui viennent vous démarcher ou des rabatteurs de restaurant qui vous présentent leur carte.
- L'absence de signalisation en cas de rue à sens unique, ce qui entraine quelques erreurs de pilotage.
- La rareté des laveries automatiques.
- La surabondance abusive des dos d’âne, pas toujours signalés, y compris parfois sur les doubles voies à 100km/h.
- La difficulté pour trouver un lieu où dormir en pleine nature. Soit par manque de chemins tranquilles, soit parce que passants ou policiers nous le déconseillaient. On a donc souvent dormi en ville, parfois devant le poste de police (surtout au début). On a pu trouver quelques endroits calmes et sympas mais trop peu à notre goût.
- La combinaison quasi systématique dans l'assiette de riz, spaghetti, haricots rouges, farofa (farine de manioc torréfiée) et viande bien entendu. Plutôt lourd comme régime alimentaire !
- Le rendu de monnaie approximatif : bien que les pièces ne descendent pas en-dessous de 5 centimes, les prix n'en tiennent pas compte. On vous rend la monnaie en arrondissant à 5 centimes près, pas forcément en votre faveur.
- Les sonos surdimensionnées sur les voitures. Explication en image :
- L’état imprévisible des routes.
- L’obésité des Brésiliens. Oubliez le mythe des beaux Brésiliens et Brésiliennes aux corps de rêves, musclés et bronzés, l'influence nord-américaine est passée par là. Combiné au régime alimentaire décrit ci-dessus, ils sont quasi tous en surpoids.
- L'uniformité des villages du nord au sud. Comme la construction du pays est récente, l'influence architecturale a été la même partout.
- L’omniprésence de machines de sport sur les places des villages, à disposition des citoyens et l'engouement des Brésiliens pour la marche rapide (ça ne les empêche pas d’être en surpoids quand-même).
- Les vendeurs de n'importe quoi dans le métro à Rio, notamment de salami ou de colle glue. On reste perplexes.
- La curiosité qu'ont manifesté les Brésiliens vis-à-vis de notre plaque d'immatriculation mais aussi, vis-à-vis de notre périple.
- L’Amazonie profonde.
- Le sud du pays.
- Rio de Janeiro un peu plus en profondeur.
- Le Pantanal sud en début de saison sèche.
- Oi amigo ! Je te passe le relai. J'en peux plus, ils m'ont ravagé.
- ¡ Qué pena ! Ch'espère qu'ils ne vont pas me maté.
Un grand merci pour nous avoir fait vivre un peu de votre superbe périple brésilien.
RépondreSupprimerPas trop de photos et de commentaires , style "les caïmans, les routes qui
s'effondrent, les plus torrentielles......" non mais vous voulez nous ficher la trouille ou quoi !!! Rentrez de suite à la maison espèces de voyous ! On vous avait demandé de ne pas trop vous en éloigner.
Bon trêve de plaisanterie bonne continuation. Sommes impatients de voir
les chutes d'Iguaçu. Bienvenue en ARGENTINE. à bientôt les loulous
Non