Le Pantanal
Allez, un peu de nature après ces grandes villes. Pour accéder au plus grand marais d'eau douce de la planète, il nous faut traverser l'état de Goias et rejoindre l'état du Mato Grosso. Une virée vers l'ouest de plus de 1 000 km à travers des champs cultivés à perte de vue où seule la silhouette élancée des nandous se détache de ce paysage horizontal. A l'inverse du Nordeste, ici la saison sèche touche à sa fin et la chaleur est étouffante. Hop, on remet la moustiquaire et c'est parti pour le Pantanal.
Quoi, vous ne connaissez pas le Pantanal ? C'est un peu comme la Dombes (ou la Camargue pour les sudistes) mais en bien plus grand, avec des anacondas, des caïmans et où les ragondins ont la taille d'un sanglier. Pour l'explorer, le plus simple est de prendre la Transpantaneira, une piste en cul-de-sac qui s'enfonce dans le Pantanal sur 150 km, permettant ainsi d'en découvrir une petite partie (quand on vous dit que c'est grand !).
Jeudi 19 octobre, au petit jour, on s'est donc lancé sur la Transpantaneira à 15 km/h, toutes jumelles dehors. Les oiseaux sont les premiers à nous accueillir. Il faut dire que le Pantanal est un peu leur royaume. Hérons, ibis, buse à tête blanche, toucans... Pas mal pour un début.
On s'arrête en fin de matinée dans la fazenda Portal Paraiso pour une balade à cheval dans les marais en fin d'après-midi. De quoi sortir de la route et être au plus près de la faune. Très sympa.
Vendredi matin, le ciel est encore bas après le gros orage de la nuit. On part à 7h avec les k-ways (ça fait drôle !) pour une balade à pied à travers les champs et les bois de la fazenda avec Bénédito, gaucho qu'on a pu voir à l’œuvre la veille pour rassembler le bétail. On voit nos premiers tuiuius (on vous laisse galérer pour le prononcer à haute voix), l'oiseau emblème du Pantanal, deux biches et deux coatis.
Ibis plombé
Buse à tête blanche
Toucan toco
Onoré rayé juvénile
Donacobe à miroir
Ani des palétuviers
Oriole à dos orange
Onoré rayé
Grimpereau
Après un saut dans la piscine pour se remettre de la chaleur (non cette information n'est pas essentielle, c'est notre façon à nous de dire qu'on pense à vous en cette période de Toussaint), on profite jusqu'à la nuit tombée de la tour d'observation qui domine les pâturages. On y voit nos premiers aras hyacinthes, des ibis, des perruches et deux renards crabiers au loin. On tentera également d'allumer les feux du camion en se couchant mais ça ne donnera rien.
Ara hyacinthe
Copropriété de perruches moines
Vendredi matin, le ciel est encore bas après le gros orage de la nuit. On part à 7h avec les k-ways (ça fait drôle !) pour une balade à pied à travers les champs et les bois de la fazenda avec Bénédito, gaucho qu'on a pu voir à l’œuvre la veille pour rassembler le bétail. On voit nos premiers tuiuius (on vous laisse galérer pour le prononcer à haute voix), l'oiseau emblème du Pantanal, deux biches et deux coatis.
Coati
Cerf des marais (biche)
Caracara
Héron bleu
Martin-pêcheur géant
Tuiuiu
Baluchon
Le lendemain, on pousse jusqu'à Porto Jofre, au bout de la Transpantaneira. En chemin, on retrouve de vastes plaines inondées où paissent parfois des zébus et des buffles. Mais à Porto Jofre, il n'y a... rien du tout ! Juste un hôtel à 250 euros la nuit, un camping délabré et trois bateaux sur la rivière. On nous demande même de bouger assez vite car le grand pré ras où l'on s'est arrêté est en fait la piste d'atterrissage ! Faute d'un bar, on pourra toujours dire qu'on a fait la Transpantaneira en entier. On rebrousse donc chemin en appuyant (un peu) sur le champignon ( 25 km/h !) et en fin d'après-midi on est à la pousada Rio Claro où on dormira sur le parking, sous un nouvel orage dantesque.
Termitière et Jéje bien sûr
Dimanche matin, on le prend cool pour récupérer des levers à l'aube des jours précédents (le jour se lève à 5h30 ici) et dans l'après-midi on part pour un tour en barque sur le Rio Claro. Nouvelle escapade hors de la route et immersion dans la forêt humide. Sentiment apaisant de glisser sur les eaux lisses de la rivière qui reflètent en miroir la végétation dense des berges auxquelles le soleil de fin de journée donne une teinte orangée. C'est le territoire de l'anhinga, du héron cocoi, du martin-pêcheur nain et évidemment du caïman. Il nous semble même apercevoir une loutre mais on n'en aura pas la confirmation. Dommage que le guide nourrisse oiseaux et caïmans (clairement habitués) pour que les touristes fassent le plein de photos. Malgré tout cela, trois espèces emblématiques du Pantanal se cachent encore de nos yeux : le fourmilier géant, l'anaconda et l'illusoire jaguar. On place donc beaucoup d'espoir dans la sortie de nuit le soir même. On n'en sera que plus déçus. On voit bien un renard crabier, un raton-laveur crabier et une biche mais c'est surtout l'impression d'une sortie bâclée qui domine, avec un guide pas très impliqué dans sa recherche à la torche et une durée de 55 min contre 1h-1h30 annoncée. Et la famille de capibaras qui viendra à côté du camion pour nous consoler ne changera rien.
Lundi est notre dernier jour (oui cet article est bientôt fini ne vous inquiétez pas). On prend la matinée pour remonter les 50 derniers kilomètres. Quelques oiseaux nous accompagnent mais on ne verra rien de nouveau malgré nos efforts. Le ciel est chargé de nuages. La saison des pluies s'annonce. Un déluge de plusieurs mois va bientôt s'abattre sur le Pantanal et y faire élever le niveau des eaux de 2 à 3 mètres sur des milliers d'hectares, changeant radicalement le paysage. Quant à nous, nous reprenons la route asphaltée avec de belles images en tête et le sentiment d'avoir fait le maximum. L'horloge tourne, le temps défile et on se dirige vers la toute dernière étape de notre séjour au Brésil, afin de conclure en beauté.
Héron cocoi
Iguane
Deux spécimens folkloriques
Lundi est notre dernier jour (oui cet article est bientôt fini ne vous inquiétez pas). On prend la matinée pour remonter les 50 derniers kilomètres. Quelques oiseaux nous accompagnent mais on ne verra rien de nouveau malgré nos efforts. Le ciel est chargé de nuages. La saison des pluies s'annonce. Un déluge de plusieurs mois va bientôt s'abattre sur le Pantanal et y faire élever le niveau des eaux de 2 à 3 mètres sur des milliers d'hectares, changeant radicalement le paysage. Quant à nous, nous reprenons la route asphaltée avec de belles images en tête et le sentiment d'avoir fait le maximum. L'horloge tourne, le temps défile et on se dirige vers la toute dernière étape de notre séjour au Brésil, afin de conclure en beauté.
Superbes photos. J'imagine la joie que devait procurer chez vous ces observations. J'en suis ravie pour vous. La photo des "deux spécimens folkloriques" est la plus belle ! Vous êtes beaux les loulous. Des bisous
RépondreSupprimerFantastique!!!! Quel beau voyage!!!!
SupprimerBisous de nous tous