Le bon air de Buenos Aires
"Les Mexicains descendent des Aztèques, les Péruviens des Incas et les Argentins des bateaux".
Ce proverbe local illustre parfaitement la terre d'exil qu'a représenté l'Argentine pour les Européens au XIXème et XXème siècles. Cette influence du Vieux Continent se fait tout particulièrement sentir à Buenos Aires, et nombre d'Européens y trouveraient sûrement des similitudes avec leur capitale. De notre côté, on a beaucoup aimé Buenos Aires, ceci expliquant peut-être aussi cela.
Ce proverbe local illustre parfaitement la terre d'exil qu'a représenté l'Argentine pour les Européens au XIXème et XXème siècles. Cette influence du Vieux Continent se fait tout particulièrement sentir à Buenos Aires, et nombre d'Européens y trouveraient sûrement des similitudes avec leur capitale. De notre côté, on a beaucoup aimé Buenos Aires, ceci expliquant peut-être aussi cela.
On a beaucoup aimé La Boca, avec ses ruelles principales certes très touristiques mais très colorées. C'est du fond de ce quartier miséreux où s'entassaient les émigrés européens qu'est né au début du siècle dernier un style musical empreint de nostalgie, de sensualité et de mélancolie : le tango. C'est aussi l'un des deux cœurs battants du football argentin avec le stade de l'équipe de Boca Juniors, "La Bombonera", d'où a émergé l'icône vénérée par tout un peuple, Diego Maradona.
On a aussi beaucoup aimé flâner dans les ruelles de San Telmo, ancien quartier bourgeois investi depuis par les artistes et les antiquaires, son marché couvert et ses démonstrations de tango sur sa place ombragée.
On a aussi apprécié le centre, où cohabitent les bâtiments officiels, les immeubles haussmanniens et les tours de verre qui tous gravitent autour de la Plaza de Mayo. Depuis la déclaration d'indépendance le 25 mai 1810, c'est ici que les Porteños viennent manifester leur joie pendant les grands évènements sportifs ou crier leur colère comme lors des violentes émeutes de la crise économique du début des années 2000. Les "Folles de la Place de Mai", quant à elles, y défilent inexorablement tous les jeudis depuis plus de 30 ans pour leurs enfants ou leurs petits-enfants disparus sous la dictature militaire, probablement victimes des "Vols de la Mort" de la sombre opération Condor. Le foulard blanc dont ces vieilles dames se coiffent est devenu le symbole de cette volonté de rendre justice.
Florialis Genérica, 23 m de haut, s'ouvre et se ferme en fonction de la lumière du jour
Librairie El Ateneo dans un ancien théâtre
Congrès national
Casa Rosada, siège du Gouvernement
El Cabildo, ancien siège du Gouvernement local avant l'indépendance
Le foulard des Folles de Mai a désormais sa statue sur la Plaza de Mayo
Monument aux victimes de la Guerre des Malouines (1982)...
... pendant que les affiches des vétérans réclament toujours leur reconnaissance
Enfin, Puerto Madero, où nous avions nos quartiers, l'ancien port en pleine métamorphose avec ses docks superbement rénovés abritant restaurants, bars branchés, bureaux et appartements.
Frégate-école Presidente Sarmiento, 40 tours du monde entre 1887 et 1962, transformé depuis en musée
Ce petit séjour ne pouvait évidemment se concevoir sans assister à un spectacle de tango. Pour cela, il a fallu qu'on se mette sur notre 28 (oui on n'a pas de quoi aller jusqu'à 31 dans le camion) mais c'était suffisant. Sur la scène du Théâtre Piazolla, danseurs, musiciens et chanteurs nous ont fait passer un superbe moment.
On quitte Buenos Aires très contents, vous l'aurez compris. Cap désormais au sud jusqu'à... ce qu'on ne puisse plus ! On pousse la porte d'une autre Argentine, un sacré programme...
:O ! OMG cette librairie est une splendeur ! CA laisse rêveur et c'est le seul com' sympa de la journée que je vous laisserai. On ressent presque pas votre absence...... (pendant ce temps, de l'autre coté de l'ordi : X''''''O)
RépondreSupprimer