Vertigineuses chutes d'Iguaçu
On ne pouvait rêver d’un meilleur cadre pour conclure notre séjour au Brésil et ouvrir le chapitre argentin. D'autant plus que nous passons à Iguaçu en période de hautes eaux, ce qui donne au paysage une ampleur maximale. A ceux qui voudront visiter un jour les chutes, on vous conseille très très très fortement de faire le côté brésilien avant le côté argentin. Mais parlons-en de ces chutes.
Il y a près de 150 millions d'années, un cataclysme dont seule la Nature a le secret, a bouleversé le cours tranquille du Rio Iguaçu. Le spectacle qui en résulte est à la fois une démonstration de puissance, une leçon d'humilité et une invitation à la contemplation. Les eaux tantôt cristallines tantôt boueuses se précipitent désormais 80 mètres plus bas dans un vacarme tonitruant. Sur un front de 2,7 km, jusqu’à 270 chutes déversent leurs milliers de mètres cubes dans un panache de brume qui se mêle à la végétation luxuriante pour donner à l'ensemble une touche mystique.
Les différentes passerelles aménagées permettent d’être à la fois au balcon ou dans la fosse de ce monumental amphithéâtre d'eau, offrant ainsi des perspectives uniques. Hypnotisés par le ballet funambule de l'eau et de l’écume, étourdis par le flot incessant et inexorable, on ne sait plus si ce paysage est merveilleux ou terrible, enchanteur ou dévastateur.
Et alors qu'on admire la toute-puissance de la nature, un martinet de quelques grammes surgit comme une flèche du plus profond des chutes, virevoltant au milieu du chaos, se jouant avec insolence de cette gravité à laquelle ce déluge ne peut résister. Quelques grammes de plumes au milieu des milliers de tonnes d'eau. Quelques grammes de délicatesse au milieu d'une force brutale. Quelques grammes de légèreté au milieu de cette majestuosité.
C'est certainement l'un des endroits les plus magnifiques de la planète, en tout cas le plus magnifique que j'ai eu la chance de découvrir.
RépondreSupprimerC'est le souvenir d'une émotion unique, d'un panache de brouillard que l'on distingue des kilomètres avant d'arriver, d'un grondement dantesque, de cet immense mur d'eau ocre qui se déverse monstrueusement, et de la myriade de papillons multicolores qui batifolent dans tous les sens.
Inoubliable.
Bertrand
Comme j'aurais aimé être là! Trop belle la photo où vous êtes tous les deux
RépondreSupprimerSpectaculaire ! Même vu de l'extérieur, l'émotion est grande.
RépondreSupprimerNous n'osons imaginer la vôtre.. Merveilleux
Merveilleux !!!
RépondreSupprimerGros bisous à vous deux bonne continuation
Hallucinant !!!!!! Bisous les amis. Cécile.
RépondreSupprimer